Un peu de culture

174 USAGES ET TRADITIONS DES SAPEURS-POMPIERS

LA SAINTE BARBE

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Fête traditionnelle des sapeurs-pompiers, la Sainte Barbe donne souvent lieu à une prise d’armes suivie d’un défilé à l’échelon communal ou du secteur et, enfin, à un banquet ou une soirée amicale. Dans de nombreux centres, la sainte patronne est bien sûr également fêtée religieusement au cours d’un office spécial à l’église.

La statue de Sainte Barbe est placée sur un portoir pour être portée en procession à l’église.

Evidemment, l’office religieux est une partie facultative de la cérémonie dans notre république laïque. Comme tout ce qui concerne le protocole et les cérémonies, il convient de respecter à la fois les convictions, les traditions et les règlements.

Selon la légende, Barbe était une jeune fille du IIIème siècle.

Pour la protéger du monde, son père l’avait enfermée dans une tour. Malgré cette précaution, Barbe s’était convertie au christianisme. Furieux, le terrible père décapita sa fille. Aussitôt il fut frappé par la foudre.

Invoquée contre la foudre et le feu, sainte Barbe est devenue la patronne des mineurs, des artificiers, des sapeurs et artilleurs. La sainte Barbe désigne aussi l’endroit où l’on entrepose les armes et les explosifs, notamment sur un navire.

Pour la petite histoire…LE PASSEPOIL ROUGE

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On dit souvent que le passepoil rouge du pantalon des sapeurs-pompiers rappelle la Légion d’Honneur, que Napoléon aurait remise à titre collectif…En fait de récompense, ce passepoil est à l’origine plutôt une remontrance.

En 1882, les soldats abandonnèrent leur culotte pour le pantalon de drap. Ce nouveau pantalon plutôt seyant, était porté par beaucoup de militaires avec leurs habits civils.

Le ministre de la guerre, informé de cette utilisation dévoyée de l’uniforme, imposa l’ajout ‘un passepoil à la couleur de l’arme. Le pantalon d’uniforme devient impossible à porter avec des habits civils.

Les sapeurs et artilleurs écopèrent d’un passepoil rouge : couleur de l’arme dans l’artillerie, et couleurs des culottes de la garde national pour les sapeurs-pompiers.

On est loin de la Légion d’Honneur…

LA FOURRAGÈRE TRICOLORE

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La fourragère est une décoration.

Elle a été attribuée à certains corps communaux pour récompenser des actes de courage et dévouement collectifs (soit lors des bombardements de la Première et de la Seconde Guerre mondiale, soit plus récemment pour des interventions difficiles où le corps s’est illustré).

Certains corps départementaux portent la fourragère qui correspond à l’attribution d’une décoration collective pour actes de courage et dévouement attribuée à l’ensemble du corps suite à une opération remarquable d’ampleur départementale

La médaille est remise par l’autorité qui la décerne (le ministre de l’intérieur, ou le préfet en son nom) sur la cravate du Drapeau du corps, alors tenu par le chef du corps lui-même.

En quittant le corps, le sapeur-pompier perd le privilège de porter la fourragère, à moins qu’il n’ait lui-même pris part aux actions pour lesquelles elle a été décernée. Dans ce cas, on lui remet un document qui lui permet de porter la fourragère à titre individuel.

La fourragère se porte sur l’épaule gauche de la tenue de sortie, fixée sous l’épaulette (et non pas sur le bouton de l’épaulette !).

Le cordon tressé passe sous le bras et les deux cordelettes reposent sur la manche. Elle se porte également sur le treillis de défilé de la même manière, attachée à un bouton cousu sur l’épaule. Il existe aussi une possibilité de la porter « en bataille », le trèfle fixé sur l’épaule et l’autre extrémité près du galon de poitrine, le ferret toujours laissé pendant.

LA MARSEILLAISE, CHANT DES PATRIOTES

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La Marseillaise, qui était à l'origine un chant de guerre révolutionnaire et un hymne à la liberté, est devenue l'hymne national de la République française en 1795. Cet hymne, dont les couplets ont été plusieurs fois modifiés au cours de son histoire, accompagne aujourd'hui la plupart des manifestations officielles et des événements sportifs.

LA CREATION DE L’HYMNE

La Marseillaise a été écrite par Rouget de Lisle à Strasbourg dans la nuit du 25 au 26 avril 1792, à la suite de la déclaration de guerre du roi à l'empereur d'Autriche. Elle était à l’origine baptisée "Chant de guerre pour l'armée du Rhin".

C’est le Baron de Dietrich alors maire de Strasbourg qui a demandé à Rouget de Lisle, officier français en poste dans la ville, d'écrire un chant de guerre.

Le célèbre chant aurait été écrit chez Rouget de Lisle, rue de la Mésange.

Un tableau exposé au musée des Beaux-Arts de Strasbourg représente l’auteur présentant ce chant au Baron de Dietrich.

Le futur hymne français a été chanté publiquement pour la première fois sur la Place Broglie, devant l'Hôtel de ville de Strasbourg.

Le 14 juillet 1915, les cendres de son auteur Rouget de Lisle ont été transférées aux Invalides.

D’OU VIENT SON NOM ?

Ce chant a été rebaptisé La Marseillaise car il a été repris par les soldats républicains de Marseille lors de l'insurrection des Tuileries en août 1792.

Ce bataillon, parti de la rue du Tapis-Vert à Marseille, gagna Paris à pied en chantant cet hymne, dont on pense souvent à tort qu’il a été écrit à Marseille.

Ce chant rencontre alors un tel succès qu'il est déclaré chant national le 14 juillet 1795.

HISTOIRE DE LA MARSEILLAISE

Interdite sous l'Empire et la Restauration, la Marseillaise a été remise à l'honneur lors de la Révolution de 1830.

Elle redevient l’hymne national français sous la IIIème République, en 1879 et une première "version officielle" est adoptée par le ministère de la guerre en 1887.

Son statut d'hymne national a été confirmé dans les constitutions de 1946 et de 1958 (article 2).

Un temps délaissé, ce chant revient actuellement en force en tant que symbole républicain, au même titre que le drapeau national.

Depuis la loi du 23 avril 2005, l’apprentissage de la Marseillaise est obligatoire à l'école primaire.

Télécharger les paroles de la marseillaise

LE TERME DÉCALER

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« Décaler, ça décale ».

Ce mot est dans la bouche de tous les pompiers. Cette expression date de l'époque où les pompiers utilisaient des pompes à vapeur (extrêmement pesantes) tractées par des chevaux. Pour faciliter ainsi la traction des animaux, ces pompes étaient calées en position de départ sur les bateaux légèrement en pente douce des casernes. Au moment de l'alerte les sapeurs retiraient les cales pour partir. Les camions ont remplacé les chevaux mais le terme est resté.

PARLONS LE POMPIER

Décaler : Partir en intervention

Une grosse, une petite : Désigne les différentes lances à incendie.

Pleins phares : Victime ayant les pupilles dilatées.

Un carton : Accident de la circulation.

Un rif : Un feu (ça rif = ça brûle).

Ca dépote : Un gros rif.

Un piche : Personne en état d'ébriété.

Un client : Personne ayant souvent recours aux Pompiers.

Phraser : Discuter, parler.

Se faire craquer : Prendre une « engueulade ».

Percuter : Réagir vite.

Les grenouilles : Sapeurs-Pompiers plongeurs.

Les pékins : Désigne les curieux sur interventions.

Le piaf : Jeune sapeur.

Le sarce : Vieux sapeur.

Creux : Mauvais en sport.

L'escabeau à roulette : Échelle aérienne (EPA, EPSA).

Être dans le bocal : Au standard pour 24 heures.

Pâté de déblai : Pâté en boite envoyé pour la restauration des personnels sur des interventions de longue durée.